20 Questions à l’auteur

-) Qu’aimes-tu dans la vie ?
Les sourires sincères, les gens simples avec du cœur et qui n’attendent rien en retour, le soleil qui réchauffe la peau, le vent qui souffle dans les cheveux, la pluie battante, les bons moments entre amis, les bons petits plats, les soirées au coin du feu, les nuits étoilées, les jeux en famille, les discussions passionnées, les rencontres inattendues, les animaux qui parlent, les rires d’enfants, les étoiles filantes, les confidences sous la couette, les rêves éveillés, les ardeurs matinales, les intelligences enthousiastes, le bruit des vagues contre les rochers, les odeurs de la nature qui s’éveille, les flocons de neige, la glace étincelante, les chants d’oiseaux, les silhouettes qui se dessinent, les mouvements esquissés, l’effort et le réconfort, les ballades dans la forêt, les fraises des bois, la tarte aux pommes, la crème pâtissière, les boules de chocolat, les montagnes qui touchent le ciel, les poèmes improbables, les déserts infinis, les arbres géants, les pierres insolites, les recherches ardues, les silences magiques, les imaginations galopantes, les moments de douceur, les guerriers des causes perdues, les civilisations oubliées, les abeilles sur les fleurs des champs…

-) O.K. O.K. Tu peux faire plus court pour tes réponses, s’il te plaît ? Les qualités que tu apprécies le plus chez les autres ?
La bienveillance, la bonté, la justice, la sincérité, la loyauté, le courage…

-) Des qualités qui te caractérisent.
Rêveur, sincère, pédagogue, déterminé…

-) Des caractéristiques que ta famille et tes amis doivent supporter chez toi.

Ma candeur, mes désirs de solitude, mes absences dans ma tête alors que je suis auprès d’eux, mon hypersensibilité, mes envies de nature, mon humour au 12e degré…

-) Ce qui te ressource.
Lire, écrire, jouer du piano, me promener dans la forêt…

-) Ce que tu n’aimes pas.
La méchanceté gratuite, la malveillance, la mauvaise foi, le mensonge, l’injustice, la suffisance, le mépris envers les faibles, la jalousie, l’orgueil démesuré, les effets de meute, la servilité envers les puissants, la lâcheté, la fausse bienveillance…

-) Des vertus auxquelles tu crois.
La bonté, la sagesse, l’amour, l’intelligence

-) Trois dons magiques que tu aimerais avoir.

-Savoir communiquer de manière universelle, avec les oiseaux, les animaux, les plantes, la nature… les humains
-Voler
-Voyager dans l’espace et dans le temps…

-) Trois livres que tu amènerais sur une île déserte et pourquoi.
-Un manuel de survie… pour me débrouiller en toutes circonstances.
-Un roman de Victor Hugo ou de Jules Verne ou bien une Bible… au regard de l’immense diversité des histoires présentées.
-Un cahier de pages blanches… pour écrire un nouveau chapitre de ma vie.

-) Qu’est-ce qui a motivé ton parcours ?
La soif de comprendre, l’envie d’ailleurs, de savoir ce qu’il y avait derrière la montagne.

-) En quelques mots d’ailleurs, quel est-il ?
J’ai toujours voulu faire de nouvelles découvertes. Il y avait —- il y a toujours — tellement de métiers passionnants : archéologue, forestier, journaliste, écrivain, politique, chef d’orchestre, explorateur spatial, chercheur…

J’ai commencé une grande école de commerce, pensant me donner plus de temps pour choisir ma voie. Mais je me suis complétement fourvoyé. J’ai bifurqué vers les Sciences Humaines, l’anthropologie, puis suis devenu formateur, consultant, conférencier, ai passé un concours d’ingénieur…

J’ai fait de magnifiques rencontres, obtenu de très belles satisfactions professionnelles. Puis la soif d’apprendre et de comprendre, l’envie de découvrir de nouveaux horizons m’ont amené à prendre des postes à responsabilité dans de grandes structures. J’y ai connu de belles réussites et des échecs. J’ai vécu de vrais conflits de valeurs qui m’ont amené à réfléchir et souhaité revenir à ce qui est important. Aujourd’hui, je sais ce que je veux et ne veux plus. Mais il y a des étapes de vie à respecter et, parfois, des concessions temporaires… Certaines choses se construisent sur la durée. Le temps présent est encore celui des priorités familiales…

-) Dans un article, tu évoques l’efficacité de la non-violence. Tu la pratiques ? Tu as dû te casser les dents…

J’essaie d’être cohérent avec moi-même. Mais, tu as raison, certains univers professionnels sont incroyablement pathogènes. Les personnes, abîmées, se soumettent à l’inacceptable et deviennent elles-mêmes complices et maltraitantes, tout en s’auto-justifiant, s’auto-exonérant. Oser ne pas rentrer dans un jeu malsain, c’est s’exposer parfois très durement. J’avoue avoir été fatigué de me battre pour des gens qui « tiraient dans le dos ». Parfois, il vaut mieux secouer la poussière de ses chaussures et partir.
Pour autant, comme évoqué dans le Dernier Temps, je considère que chacun demeure seul responsable de sa propre démission et de ses combats. Ce roman m’a d’ailleurs aussi été inspiré par les travaux de la philosophe Hannah Arendt sur la banalité du mal.

-) Mmm. Tu es un drôle de zèbre quand même. Un truc délirant que tu as fait ?

J’ai essayé de marcher sur l’eau.

-) C’est bien ce que je pensais. Un truc délirant que tu aimerais faire ?

Réussir à marcher sur l’eau.

-) Tu es, tu es… Oui, euh, non, rien. Enfin, bref. Une devise ?
« Je cherche à rencontrer chacun parce que chacun m’est supérieur en quelque chose. »

-) C’est très… « Tout le monde il est beau… », ça. Tu n’en as pas une autre ?
« Soyez purs comme des colombes et rusés comme des serpents. »

-) Pas mieux. Bon, O.K. Tu y arrives ?
Non. Je ne peux pas m’empêcher de projeter sur l’autre une probité à toute épreuve… et de trouver des excuses aux mauvais comportements.

-) Mmm, ça me semble une grossière erreur. No Comment. À quoi ressembleras-tu quand tu seras vieux ?

Un vieux sage avec de longs cheveux blancs (enfin si j’en ai toujours), une barbe blanche, entouré d’enfants qui courent, rient, jouent et, de temps en temps, viennent écouter une histoire.


-) Sacré Charlemagne, va. Tu crois qu’il y a quoi après la vie ici-bas ?
Dans Hamlet, Shakespeare dit : « Il y a plus de choses sur la terre et dans le ciel, Horatio, qu’il n’en est rêvé dans votre philosophie ».

-) Oui, tu le cites dans Le Dernier Temps. Tu évoques à ce propos des rituels d’initiation dans des sociétés traditionnelles. Tu les as… pratiquées ?

Disons que je les ai approchées. Il est inenvisageable pour moi de ne pas rester maître de moi-même. Je ne bois jamais, par exemple.

-) Eh ben, moi qui voulais t’offrir une petite bière ! Heureusement que tu es plein d’humour pour compenser ! Bref… Tu crois encore en l’être humain et en l’humanité ?
J’ai un peu de mal. C’est difficile à notre époque. Mais envers et contre tout, je veux croire que nous sommes capables de nous améliorer.

-) Vers le mieux j’espère. Ton secret du bonheur ?
Y croire et savoir le reconnaître dans les petites choses du quotidien.

-) Merci Jean.

Merci à toi.

Pour les passionnés de tests, ces questions sont librement inspirées du Questionnaire de Proust.

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